Brasilia – Série 1

Je vous laisse ici avec une vingtaine de photos qui montrent que cette énorme ville fabriquée de tout pièce en plein milieu du Brésil, paraît être une bulle dans laquelle on rentre facilement et de laquelle il n’est pas aisé de sortir. Si bien des éléments (la terre, le ciel, l’eau et les arbres, entre autres) nous invitent à nous échapper, le temps d’un rêve, ils semblent être des mirages dans ce décor urbain, où le béton finit toujours par nous rattraper, et où la route nous renvoie toujours à l’implacable réalité de la ville, à la solitude et au vide.

 

Pour la petite histoire :

Je décide de remettre un peu de photos et de vie dans ce blog,  proposant ici une série sur la ville de Brasília, où j’ai passé un peu plus de trois semaines cet été, avant de passer ma soutenance de M2 à Paris.

Côté ambiance, rien à voir avec ce que je connaissais du Brésil jusqu’à maintenant. La capitale est extrêmement curieuse, il y règne une uniformité effrayante (la ville a été fabriquée de rien, ou presque, dans les années 1960). Personnellement, au cours de mes balades, j’avais le sentiment de toujours rentrer dans une ville sans jamais y être vraiment, sans jamais atteindre son coeur. Chaque « quadra » ou bloc est interchangeable, on y retrouve la même organisation, le même type de commerces. On découvre un nouveau quartier en ayant l’étrange sensation qu’il est identique à celui qu’on vient de quitter. Seul le nom des résidences ou des commerces change. Les rues, quant à elles, n’en portent pas : on s’y réfère grâce à des numéros.

D’ailleurs la ville, dont le plan imite la forme d’un avion, est divisé de manière mathématique, symétrique, avec une aile nord, une aile sud (puisque c’est un avion) séparées au centre par l’ 2Eixo monumental », un axe perpendiculaire aux deux ailes de l’avion, sur lequel on trouve tous les hauts lieux de la bureaucratie brésilienne.

Je reconnais que Brasília est très loin d’être la ville la plus sexy du Brésil (encore, il y aurait une plage, mais non, même pas). C’est une capitale, très jeune, les gens viennent pour y travailler, y étudier, et beaucoup finissent par y vivre, sans doute parce qu’ils y trouvent un certain confort et des opportunités professionnelles. La vie y a l’air assez sûre et paisible, en tout cas à l’intérieur de l’avion. Après, je me dis qu’il y a forcément des choses qui ont échappées à mon regard et dont je n’ai pris conscience le temps de mon séjour. Culturellement parlant, la ville a beaucoup à offrir en termes de musées, expositions et évènements culturels, et l’accès est très souvent gratuit. Cependant, elle reste très chère, et l’utilisation de la voiture y paraît indispensable (la rendant d’autant plus chère…).

Je ne la conseillerai pas pour une lune de miel, mais je pense qu’un petit passage vaut le détour. L’avantage de Brasília est qu’elle se trouve au coeur d’un région magnifique, à deux pas du Cerrado, la savane brésilienne, un paradis pour tous les amoureux de la nature.

En espérant que les photos vous plairont

La bise

 

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11 photos du French Quarter – New Orleans série 2

Hop, je suis pris d’une hyperactivité blogale en cette semaine de transition vers l’été. Voici donc une deuxième série de photos de New Orleans, se concentrant cette fois-ci sur le French Quarter, quartier historique de la ville, qui a conservé son allure européenne d’un point de vue architectural et qui est toujours très animé, de jour comme de nuit. Je propose ici 11 photos prises de jours.

Je posterai bientôt une nouvelle série. En attendant bon weekend à tout le monde.

 

Le plat pays

Une reprise de Brel enregistrée il y a un an à peu près. Je prie les puristes de m’excuser des petites gaffes que j’ai commises au niveau des paroles…

Le son est un peu kitchounet aussi, mais bon, voilà c’est posté!

C’est une de mes chansons préférées de Brel, et je trouve les paroles extrêmement touchantes. Il rend un magnifique hommage au pays qui est le sien.

Compo – Made in Nola

Je poste aujourd’hui une chanson écrite à Nola, composée avec mon colocataire (qui me manque beaucoup), David. La chanson s’appelle Carolina, et parle donc de… Carolina. Les paroles sont assez simples, rien de fou, un petit jeu de mot qui s’invite dans le refrain et hop le tour est joué.

Sur cette vidéo, David est à la guitare (la partie guitare c’est d’ailleurs lui qui l’a créée) et Similien, alias Sim (compagnon d’échecs et de pains), fait la seconde voix sur le pont.

Histoire de la chanson

Pour le contexte, David et moi avons fait cette chanson un soir d’automne à New Orleans, plus exactement un dimanche, dans notre grande demeure. Il jouait de la guitare dans sa chambre, au troisième étage de la baraque (du château). Crevé, exténué par le boulot et les cours que je préparais pour la semaine, pris d’une « saudade » des bras réconfortants d’un être dont la distance m’éloignait, je suis monté rejoindre David et je me suis affalé sur l’immense pouf sur lequel les deux chiens du foyer avaient élu domicile. Je ne sais plus trop comment ça a commencé, mais en général quand David jouait de la guitare j’aimais bien me joindre à lui et faire des improvisations vocales. On pouvait passé de longs moments à jouer et chanter, souvent des choses bien bizarres, mais pas désagréables à l’oreille (de mon point de vue). Ce soir là, on a commencé à faire la chanson, à penser à une mélodie, à des paroles que j’ai écrites à la va-vite sur un bout de papier pris au hasard, tandis que les deux toutous m’aspergeaient de léchouilles que la fatigue rendait relativement tolérables . Et puis, après plusieurs modifications et ajouts, on a fait cette version finale, que je poste ici-même.

Nous avons enregistré la chanson sur mon ordi avec un petit micro portable qui ne ne casse pas de briques (mais qui peut casser les oreilles). C’est assez drôle car le soir même, avec Sim, nous étions allés chanter à un open mic de Tulane, l’université où j’étudias/bossais. En rentrant, j’ai proposé à David d’enregistrer notre chanson (car mon départ de New Orleans se faisait proche), et Similien, dont je salue le geste et surtout la voix, a fait une deuxième voix pour le pont, pendant qu’une pizza faite par nos soins faisait bronzette dans le four.

D’ailleurs, j’en profite pour promouvoir le travail de Similien, qui fait de super compos au piano. Je vous laisse découvrir son morceau « L’accomodante » et le texte qui va avec : http://mapleandwine.blogspot.com.br/2015/01/laccommodante.html#comment-form

Pour les paroles de la chanson Carolina, c’est ici :

Carolina tu me manques

Dans tous les

Carolina je mouline dans je ne sais quoi

Et ton calme, j’ai besoin de ça

C’est dimanche

J’ai du pain sur la planche

C’est dimanche 

J’ai le coeur qui me lance

Elles n’ont pas subies de modifications (à part un vers) depuis ce dimanche d’automne et leur naissance sur un bout de feuille, que j’ai dû perdre depuis. Je ne les ai pas vraiment travaillées, je trouvais qu’elle collaient bien à la mélodie, et que ça correspondait plus au sentiment éprouvé ce soir-là.

Bon, trêve de mots, j’espère que vous aimez la chanson ! C’est loin d’être parfait mais c’est un petit aperçu de notre belle collaboration franco-américaine.

Une chanson brésilienne en photos – Montage

Voici ci-dessus, un montage avec plusieurs photos prises lors d’un chouette voyage à la Chapada dos Veadeiros.

La « chapade » se trouve au cœur du Cerrado, une région du Brésil proche de la capitale Brasilia, que beaucoup comparent à la savane africaine. On y trouve une végétation et des paysages dont la ressemblance avec cette dernière est assez frappante (pour quelqu’un qui n’a jamais foutu un pied dans la savane africaine, comme moi).

Le Cerrado, savane d'Amérique du Sud.

Le Cerrado, savane d’Amérique du Sud.

Cette escapade a été l’occasion de s’évader du monde urbain et de la très curieuse Brasilia (une ville que j’aimerais vous présenter plus tard), et d’être un peu plus proche de la nature, de la vie en somme. Même si ce lieu est très prisé des touristes (surtout locaux), et qu’ils abondent en période de ponts et vacances, on a quand même pu profiter d’une magnifique balade et de superbes coins, ce genre de coins qui te font sentir proche de la terre. J’ai personnellement profité d’une sorte de solitude paisible qui a offert à mon esprit un repos des plus agréables. Là, enveloppé de silence, de nature et d’un ciel infiniment bleu de jour, et gorgé d’étoiles (comme jamais je ne les avais vues avant) la nuit, je crois que je me suis aperçu que j’avais besoin de ça : de cette quiétude et de cette foutue verdure.

Sympatoche la cascade

Sympatoche la cascade

 

Et puis, de retour à la réalité, à travers la fenêtre de la brave Citroën C3 conduite avec amour par Felipe, je me suis perdu encore une fois dans ces paysages fous que je quittais, avec la conviction que la route me tendrait encore ses longs bras et que mon besoin de voyages n’était pas encore tout a fait satisfait.

Et donc, après quelques heures à farfouiller dans mes photos, j’ai fait ce petit montage, pour exprimer ce désir de voyage, à la rencontre de soi-même. Vachement profond.

Les paroles sont tirées d’une chanson de Cartola, un sambista brésilien que Carol, qui est d’ailleurs la protagoniste de ce montage, m’a fait découvrir il y a de ça un an. La chanson s’intitule « Preciso me encontrar », « J’ai besoin de me trouver », en français.

Voici l’ensemble des photos qui composent le montage :

Pour la traduction, voici :

Deixe-me ir

Preciso andar

Vou por aí a procurar

Rir pra não chorar

Laisse-moi partir

J’ai besoin de marcher

Je vais là-bas, essayer

De rire pour ne pas pleurer

Je recommande l’écoute de cette magnifique chanson, dont voici le lien Youtube :

Le reste des paroles est très simple et beau :

Quero assistir ao sol nascer

Ver as águas dos rios correr

Ouvir os pássaros cantar

Eu quero nascer, quero viver

Se alguém por mim perguntar

Diga que eu só vou voltar

Depois que me encontrar

 

Je veux regarder le soleil naître

Voir les eaux des fleuves courir

Entendre les oiseaux chanter

Je veux naître, je veux vivre

Si quelqu’un demande ce que je fais

Dis que je reviendrai seulement

Après m’être trouvé.

Ps : pour la traduction j’ai fait du littéral, et j’imagine que ça pourrait être mieux.

10 photos de Nola

 

Bonjour à tous,

Voici en vrac 10 photos de mon aventure néo-orléanaise qui prit fin en mai dernier. J’y aurai passé à peu près huit mois au total, ce qui m’a laissé le temps de prendre quelques photos, malgré les pépins (objectif Nikon noyé dans la machine à laver, décès de mon appareil compact Fuji) et surtout le manque de temps, puisque ce qui m’amenait à Nola, c’était avant tout le boulot et les études.

Bientôt une nouvelle série. La bise à tout le monde!

Le pain, c’est la vie

De l’aventure américaine et du pain.

Pain fait maison

Pain fait maison

Cette année à New Orleans aura été pleine de boulot, de stresse parfois, et malgré tout, elle aura été riche en découvertes. L’une d’entre elles a été culinaire, mais humaine avant tout, car je l’ai partagé avec ce bon vieux Similien.

Posons donc le cadre de cette découverte.

Les supermarchés américains : The cross and the banner and Perpet-the-gooses.

Culinairement parlant, bien que Big Easy semble sortir du lot, la nourriture ici n’est pas fabuleuse, et les bons produits sont très onéreux. Fromage, fruits et légumes, desquels je ne peux en aucun cas me passer, me coûtent un bras à chaque fois que je m’aventure dans des supermarchés de mon quartier. Le simple fait de m’y rendre constitue parfois une aventure, surtout pour mes jambes, puisqu’il me faut emprunter les rues tortueuses de Nola, pleine de trous, toujours en construction et parfois complètement inondées. Cet adjectif est à prendre au sens littéral.

Les flaques ici sont des océans qu’un vélo ne permet en aucun cas de traverser. C’est donc un peu la croix et la bannière pour aller faire les courses, d’autant plus que les supermarchés se trouvent, pour qui n’a pas de voiture (mais qui?), à Perpète-les-oies (Perpet-the-gooses). Afin de limiter ces sorties épiques, mais indispensables à ma survie, cette dernière étant aussi assurée par le remplissage de mon frigo et par extension de mon estomac, j’ai fait l’acquisition d’un superbe panier, que j’aurai eu du mal à installer sur mon brave Giant. Un vélo fidèle et dévoué, sans suspensions mais avec du coeur. Et je m’y connais.

Le panier : utile

Le panier : utile

Du cher au malsain la frontière est floue

Oui, dans un « American supermarket », il y a deux mots qui traduisent bien l’idée de ce qu’ils sont : super(s) et américain(s). Ceux où je vais sont énormes, et on y trouve de tout. TOUT. Il n’y a vraiment que l’embarras du choix, et de quoi remplir le chariot, qui bien entendu est de taille disproportionnée. Mais il faut bien remplir le Pick-up. Ou le panier du vélo.

Il y a aussi beaucoup de produits bios, et de produits « ethniques », ce qui est cool, mais ces derniers ne sont pas très doux avec la bourse. Les fruits et les légumes, sont d’une part très chers, et d’autre part, pas très bons. Et bien sûr, on trouve de tout, n’importe quand, comme en France me direz-vous! Le principal ennui est pour moi le nombre de produit qui ont le sucre et le sel comme ingrédients principaux. Quand je dis « sucre et sel », je devrais élargir à sucre de cane, amidon transformé de maïs, huile de colza (la fameuse Canola oil), huiles en tout genre, etc.

Résultat des courses (une expression qui prend tout son sens ici) : j’achète des produits de base qui me coûtent les yeux de la tête. Et j’ai faim.

Le plus dur pour moi, à part le fait de me borner à ne plus manger de viande, ce dont mon palais se désole parfois, c’était de devoir acheter du pain dégueulasse plein de fructose et de crottes, pour finalement devoir m’en passer.

Home-made, c’est mieux.

Mais heureusement, cette année j’ai trouvé la solution. On m’y a bien aidé. Tout est parti d’une conversation au PJ’s, un petit café du campus, avec Victorine, une copine française. Bien naturellement, entre Français, on parle de nourriture, et donc de pain. Ça occupe une bonne partie de nos journées, on ne viendra pas me contredire. Lors de cette captivante conversation, elle m’a confié qu’elle faisait son propre pain, et ce, tous les matins que le bon Dieu faisait. J’en suis ressorti ébahi. Une révélation. Il est possible de faire son pain, tout bêtement, avec un four classique.

Il est vrai que j’avais essayé à maintes reprises avec la machine à pain de mon colocataire Brian (qui était dans la cuisine) au semestre dernier, mais les résultats n’étaient que rarement satisfaisants. Alors quand j’ai découvert qu’il était possible de me passer de cette horrible machine pour parvenir à mes fins, et faims, j’ai sauté de joie.

C’est à partir de cet épisode qu’est né la formidable aventure panesque (du pain).

J’ai d’abord fait des pains, qui, avec le recul et l’expérience que j’ai acquises ces derniers mois, étaient franchement pas bons. Puis les techniques se sont diversifiées, le coup de main a été pris, la patience, elle, a pris du grade, et le pain en est devenu de plus en plus tolérable pour mon goût compliqué.

Tout cela a été le fruit d’une bien belle collaboration avec Similien. C’est drôle de pense qu’il a été celui qui a goûté mon premier pain, et celui qui désormais me prodigue les meilleurs conseils quant à sa confection. L’amour du pain est donc contagieux.

Mardi gras est passé par là.

Il y aura eu une autre révélation. Le premier soir du carnaval, nous avons été conviés chez Charles. Il était prévu de bien manger et bien boire avant d’aller assister à une parade (ce qui pourrait faire l’objet d’un autre article d’ailleurs). Bien manger et bien boire, cela ne faisait de doute sur ce qui allait être bien mangé et bien bu : du pain, du fromage, du vin. Faut pas déconner.

Oui, mais pas n’importe quel pain! Un invité, Toby, suédois passionné du 17ème siècle en littérature française, avait ramené un pain d’une texture, d’un goût et d’une légèreté uniques. Et notre surprise fut immense quand nous apprîmes qu’il en était l’auteur! Subjugué par la beauté et la bonté (bonitude) (bon, bref, l’esquisisme) de son pain, je lui en ai demandé la recette.

Et cette recette allait tout changer.

C’est seulement deux mois après que je l’ai utilisée pour la première fois (elle requiert beaucoup de patience : environ 18h), incité par Similien qui lui l’utilisait déjà depuis quelques temps. La recette est d’une grande simplicité, qui dérouterait plus d’un boulanger. Pour ceux que l’anglais et les mesures américaines n’effraient pas, la voici : http://cooking.nytimes.com/recipes/11376-no-knead-bread

Voilà, maintenant, c’est bien simple : je ne peux plus m’en passer (on dirait une accroche de publicité à la noix). C’est simple, économique, et surtout c’est sain. Le pain maison a quatre ingrédients, celui du supermarché une vingtaine, que je ne préférerais pas nommer.

Alors voici quelques photos des pains que j’ai pétri, et parfois non pétri, et cuit avec amour (et un four, cela va sans dire).

Pain non pétri

Pain non pétri

Conclusion : retour aux racines. Du pain au fournier.

Oui, je suis français, et oui le pain, la baguette, les croissants, c’est un peu cliché tout ça. Mais pour moi le pain c’est quand-même un moyen de suivre les traces de mes ancêtres les Fournier.

Le nom Fournier provient d’ un métier. C’est un peu le père du boulanger, en quelque sorte. Il était la personne qui tenait le four à pain au Moyen-Âge.

Voici ce que ancestry.fr en dit :

«  Le fournier et le four banal : La banalité, droit seigneurial, obligeait les habitants d’un fief de faire cuire leur pain dans les fours banaux, moyennant une redevance, bien entendu. En échange, le seigneur s’engageait à entretenir le four ainsi que les chemins qui y conduisaient. Ce droit s’appliquait aussi aux moulins, aux pressoirs et même aux boucheries. Les fours banaux étaient affermés (loués) à des boulangers appelés  » fourniers « .

Alors voilà une manière de rendre hommage à ces braves fourniers, qui m’ont apparement transmis leur passion.

Voilà, ceci est mon pain :

Pain pon

Pain pon

Composition – Despedida

Voici une composition toute récente, dans un style un peu franco-brésilien.

C’est une petite chanson toute simple, avec une mélodie sympathique. Voici les paroles : 

 

Le ciel ce jour-là était gris

Et tu le parcourais pour rentrer au pays

Mes yeux ils parcouraient tes pas

Puis se sont évadés pour retrouver le ciel

Refrain : 

Sur la terre ferme, je reste seul

J’regarde le ciel qui me console

Ne croyez pas qu’il me désole

Quand mes yeux les gagnent,

Je me sens moins seul (bis)

 

Le ciel qu’importe s’il est gris

Je m’enfoncerai dedans pour retrouver tes yeux

J’irai retrouver ce pays

Où nos coeurs réunis n’y verront que du bleu

Refrain + pont instrumental.

Le ciel nous l’avons tous deux pris

Nous l’avons repris et nous le reprendrons

Un jour il nous prendra aussi

Il nous enveloppera et nous le garderons

 

Le dernier voyage de Nikkor ou le tourbillon de la vie. 

Quelque chose de pas très agréable est arrivé à  mon brave objectif de 50 mn. Le titre de cet article est assez évocateur. Oui, Nikkor, puisqu’il faut bien l’appeler par son petit nom, nous a quitté. Je dis « nous » car il n’a pas seulement existé pour moi, mais aussi pour tous les sujets qu’il aura photographiés aux quatre coins du globe.

Il aura vu les Amériques, l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Rien que ça. Il aura posé son regard sur des tas de gens, des tas de monuments, des tas de paysage. Oui, mais voilà, son voyage est arrivé à son terme, et de la manière plus inattendue, la plus brutale qui soit.

Après avoir capturer tant de belles choses, après avoir saisi tant d’instants, il a terminé englouti dans un étrange tourbillon, revoyant sans doute défiler autour de lui toutes ces images qui resteront à jamais gravées dans ma mémoire (et surtout, dans la mémoire de mon ordinateur, qui contrairement à la mienne, est volumineuse).

Récit

Dimanche 11 janvier, après un long et fatiguant voyage, de Rio à São Paulo, de São Paulo à Miami et de Miami à New Orleans, j’arrivai enfin chez moi, épuisé, triste, morne comme le gris du ciel ce jour là. Il y avait un brouillard épais duquel je ne parvins pas vraiment à sortir, même une fois passé le palier de ma petite maison de l’avenue Napoléon (on s’en cogne un peu, mais le temps n’était pas au beau fixe, et ma tête non plus).

Il fallait alors se livrer à cette douloureuse tâche qui consiste à défaire la valise et à tout ranger, rendue plus douloureuse encore après un merveilleux mois passé au pays de la Samba. J’avais quitté l’été brésilien pour retrouver l’étrange hiver louisianais et ma chambre. Cette grande chambre, trop grande, trop vide.

Il fallait se ressaisir, et quoi de mieux que de laver son linge ? (Plein de choses me direz-vous, mais l’heure est à se trouver des excuses). Je me saisis donc des trois sacs contenant le linge sale, qui n’avait de sale que le nom (et trop rarement l’aspect), lui qui sentait la crème solaire et l’amour, et, « ni une ni deux », je mis le tout dans l’immense machine à laver de la maison. Je sélectionnai le programme « normal » et appuyai sur le bouton, sans imaginer bien sûr que ce programme n’aurait rien de normal. Quelle ne fut pas ma surprise quand, ramassant le linge devenu propre, qui se destinait à aller tout droit au sèche linge, je découvris un petit bout de plastique pour le moins intriguant. Forme cylindrique, plastique noir : oui, sans aucun doute, c’était un des membres de Nik (pour les intimes).

Puis je retrouvai bientôt l’étui, et le reste des pièces. Je n’arrivai même pas à être hors de moi ou à éprouver quoi que ce soit, tellement j’étais déjà dépité d’avoir quitter le Brésil pour retrouver l’université et le boulot.

Presque un mois après, je dois dire que je commence à réaliser que je viens de bousiller mon tendre Nikkor, et, que ça me fait bien ch***. Disons plutôt que ça m’ennuie, et que je regrette cette perte.

C’est pour raison que je me dois de lui rendre hommage, en postant quelques-unes de ses photos, à travers lesquelles il vivra à jamais. Voici donc six des dernières (ci-dessus), prises à Rio (curieusement, je ne l’aurai utilisé qu’un seul jour, lui préférant son grand frère 18-55 pour le reste du séjour).

Quand le temps me le permettra, je posterai celles qui ont marqué mes dernières années passées en sa petite compagnie.

Je ne t’oublierai pas Nikkor.

Ps : oui ce blog souffre encore d’une désertion aigüe de la part de son propriétaire, qui se sent coupable et qui aimerait bien écrire et poster plus. À l’Ouest, rien de nouveau, toujours du boulot.

 

RETRATOS DE MADRILEÑOS

Dos años viviendo en Madrizzz’, con la querida Nikon D3000 a mi lado. Pues se ha dado tiempo para sacar unas fotos. 

Aquí presento una serie de retratos de madrileños (fotografías sacadas entre 2012 y 2013). Para mi, un franchute de siempre, la gente de Madrid tenía algo de especial y diferente. Por eso me encantaba observarla. Camina con tranquilidad, conoce el arte de «pasear», sobre todo los mayores que salen mucho a dar vueltas y paseos por la ciudad (mucho más que en Francia). 

Bueno, no sé porque escribí en español. Creo que necesito practicar un poquito ya que ya no lo hablo mucho (no en absoluto de hecho). Tengo muchísimas fotos de Madrid que tengo que ordenar en el ordenador… Así qué vendrán más artículos con fotos dentro de poco tiempo!

En français : 

Bref, voici une série de portraits de la «gente» de Madrid, photos prises de 2012 à 2013. J’ai passé deux ans dans cette ville, et beaucoup de temps à observer les gens se promener dans ses rues. La promenade, le «paseo», est bien plus développé de l’autre côté des Pyrénées et les personnes âgées en ont fait un sport national. Je trouve ça génial : les gens sortent 10 fois plus que chez nous. Le soleil n’y est pas pour rien, la culture non plus. 

J’imagine que j’en ai beaucoup plus (de portraits), il faudra que je fasse le tri sur le computer!

En anglais : 

Nan je déconne, je vais pas y passer ma journée. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Bon weekend à todo el mundo,

Besitos !